J'avançais péniblement dans la nuit.
Le vent du Sud faisait pleurer mes yeux à chaudes larmes. La différence de température étaient telle que des stalactites naissaient sur le haut de mes joues. Me rappelant brutalement ma solitude ...
Oui, c'est ça ; j'étais
seule, loin de tous.
Pourtant, dans cette ambiance qui aurait pu paraître hostile, je me sentais si bien !
En réalité, depuis quelques jours un vent révolutionnaire avait soufflé en mon fort intérieur.
Un paysage de mai. Les coquelicots champêtres. La nature florissante. Les blés frémissant. Le coucher d'un soleil. L'aube du point du jour. Tous ces petits riens de la vie qui n'avaient aucune beauté particulière auparavant, aujourd'hui m'apparaissaient comme un extraordinaire spectacle.
C'est peut-être
ça qui changeait.
Mon regard sur le monde. La façon d'envisager les choses. Et prendre vraiment la vie, au jour, le jour. Comme un cadeau. Comme une promesse. Et comme une chance.
Est ce ça que l'on appelle grandir ?
Savoir réconforter les gens non plus par le rire ; mais par les "mots pour maux" ...
J'étais au diapason de mon âme.